Il fait anormalement chaud sur les plages des Landes et Marouane, 17 ans, passe sa dernière journée au camping avec une angoisse : le corps qu'il a enseveli la veille sur la plage va-t-il apparaitre au grand jour ? Marouane se demande par ailleurs s'il n'est pas en train de tomber amoureux de la charmante Giulia.
Pour son cinquième long-métrage, le cinéaste césarisé Stéphane Demoustier s'empare du roman homonyme de Victor Jestin et signe une œuvre captivante à la lisière des genres. La Chaleur s'ouvre comme une chronique estivale d'adolescents pour rapidement muter en un thriller psychologique étouffant.
Le film capte l'intranquillité d'un âge charnière, magnifié par l'atmosphère unique des plages landaises.
« La Chaleur raconte surtout un état mental, celui de Marouane qui vit 36 heures presque irréelles. Je voulais donner à ressentir les sensations qu’il éprouve, cette impression de flottement dont il ne peut plus se départir. [...] L’idée, c’est bien sûr de recourir au genre pour finalement creuser un autre sillon. C’est un cadre identifié à partir duquel je peux tracer des lignes de fuite. Ici, je voulais faire le portrait d’un adolescent. À travers lui, c’est toute une génération quest questionnée. » – STÉPHANE DEMOUSTIER
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