Sur une île volcanique isolée que tout le monde veut quitter, Nana apprend à rester. Sa mère, Nia, souffrant d’une mystérieuse maladie, est partie peu après sa naissance. Lorsque Nana est prise de fortes fièvres, on l’envoie se faire soigner au pied d’un volcan, où elle découvre un monde suspendu entre rêves et réalité. Des années plus tard, alors que Nana est adolescente, Nia revient.
« Quand j’étais enfant, je remarquais que le Cap-Vert, à cause de sa petite taille, était souvent omis des cartes du monde et des globes terrestres. Pour le rendre visible, j’ai fait du Cap-Vert et de ses habitants le cœur central de mon premier long métrage. Hanami naît d’éléments matériels et immatériels, d’histoires et d’expériences, qui font partie de la vie de nombreux Cap-Verdiens. Souvent, ceux qui partent rêvent de revenir et ceux qui restent rêvent de partir. Le film se construit à partir de cet entre-deux permanent, entre enracinement et départ, présence et absence.
Le lien qu’Hanami, terme qui désigne en japonais la contemplation de la beauté éphémère des fleurs, entretient avec le Japon se veut significatif mais aussi ludique, car, tandis que le monde dans lequel nous vivons est défini par ses frontières, dans ce film, elles sont éthérées. » – DENISE FERNANDES
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